Historique de L'Ovalie Club Villeneuvois

 

 

Fin des années 1970, un dimanche soir. Le Stade Rochelais vient d'affronter Oloron-Sainte-Marie au stade Musard à Bègles, en challenge Yves-du-Manoir. Dans le car qui ramène le club des supporters rochelais, sur la route entre Gironde et Charente-Martime, Pierre Matrat se pose à haute voix la question :

 

« Pourquoi pas un club de rugby à Villeneuve-les-Salines ? »


L'idée fait son chemin, rebondit de rencontre en rencontre. Poussée par un cercle d'amis et de passionnés de rugby, l'idée devient petit à petit une véritable association sportive. Pierre Matrat en devient le président, Jean-Pierre Combeau le secrétaire. Le recrutement se fait principalement dans les équipes « corpo » de la Rochelle : salariés de la SCAN, de Dufour, de Brissonneau-Lotz, sans oublier les militaires du 519éme régiment du train de la Rochelle. Robert Mayé du comité départemental de rugby, aide à la naissance de ce nouveau né qui sera baptisé Ovalie Club de Villeneuve. Il est officiellement engagé dans la compétition régionale durant la saison 1979-1980. Les premiers maillots des joueurs sont... jaunes. Ils seront aussi violets, grâce à un jeu de maillots et quelques ballons, offerts par « Dédé Mariage », grand amoureux de rugby et, de fait, l'un des premiers mécènes de l'OCV. Quelques troisièmes mi-temps plus tard, les dirigeants décideront que les maillots seront noir et blanc, avec des rayures à l'horizontale, en hommage aux Barbarians. Durant cette « préhistoire » du club, l'équipe s'entraîne sur un terrain vague de Villeneuve, près des marais, là où sera bâti bien des années plus tard le centre social du quartier. Éclairé par deux lampadaires, équipé en tout et pour tout d'un lavabo, il est du genre rustique. Les matchs de l'OCV ont d'ailleurs lieu dans un premier temps sur le terrain de la SCAN et à la Grenouillère, à Port-Neuf.


Dans les années 1980, la Ville de La Rochelle décide toutefois d'aménager un terrain dans le quartier de Villeneuve-les-Salines. Le chantier, entrepris par une société périgourdine, est impressionnant. Il étonne les dirigeants du club, à commencé par Jean-Pierre Combeau, qui pris la succession de Pierre Matrat. Il dessine lui-même les plans des futures tribunes, qu'il soumet au maire adjoint chargé des sports de l'époque, Marc Parnaudeau. Ce dernier les valide et les tribunes respecteront au centimètre prés les plans du président !  l'OCV a enfin son antre : le Terrain du lac, considéré comme le meilleur terrain de l'agglomération Rochelaise. Ce n'est pas par hasard que plusieurs équipes d'élite du rugby et de top16 viennent s'entraîner les années suivantes, avant de jouer contre le Stade Rochelais au stade Marcel-Deflandre. Même la mythique équipe des All Blacks, de passage à La Rochelle pour un test-match vient répéter ses gammes dans les années 1980. Une équipe qui joue en noir, elle aussi.



Depuis le club a évolué en devenant champion du Comité Poitou-Charentes 2e série 2002, 1e série 2004 et Promotion Honneur 2006.



En 2007 l'équipe de rugby à XV amateur évolue en honneur pour une saison difficile sportivement. En effet après divers déboires sportifs et un match perdu sur tapis vert, pour une feuille de match mal remplie, le club finis au fond du classement qui signe la décente en première série. Le coup fut difficile mais la cohésion du groupe fait qu'aucun départ n'aura lieu en cette intersaison.

La saison suivante ne permis pas la montée en division supérieur car deux équipe sortaient du lot ( Jonzac et Aytré ). Mais ces deux partis l'OCV avaient les portes de l'accession en honneur grande ouverte. Grâce à la fidélité des joueurs cadres depuis plusieurs saisons ce fut une très bonne saison conclue par une montée en division honneur.

L'arrivé d'un nouvelle entraîneur, Jean-Pierre LEBRUN que beaucoup de joueurs connaissaient, a réussi à structurer cette équipe pleine de cœur. Aidé par de nouvelles recrues l'équipe s'est transcendée et a réussie au cours d'un saison remarquable de finir quatrième du championnat régulier et de gagner la troisième place durant les phases finales.
L'élan de la saison précédente nous a donné une motivation importante pour la saison 2011/2012 et l'arrivée de nouveaux joueurs nous a permis de faire progresser le groupe.
La saison 2012/2013 se présente bien avec l'arrivé de quatre joueurs évoluant la saison précédente au niveau fédéral et de quelques joueurs de niveau honneur.

 

La finale passait par l’école

 

Si le club de rugby de Villeneuve-les-Salines est arrivé en finale de PH, il le doit à sa non-accession en Honneur, en novembre. Sans école de rugby et sans cadets et juniors, le club s’était vu refuser le droit d’y évoluer par le Comité Poitou-Charentes. Un point de règlement qui a sur motivé les Rochelais pour la suite de la saison, en Promotion Honneur, au point de les mener à Bazas.

 

« On aurait eu les moyens de batailler plus haut. Mais on s’est vite mobilisé pour aller chercher un bouclier et aller au bout »

Indique le co-entraîneur Anthony Gateau. 

 

« Cette finale, c’est un pied de nez qui prouve que notre place était en Honneur »

Appuie Stéphane Rannou, préparateur physique. Autre conséquence, aussi importante pour le club, ses dirigeants, appuyés par les comités régionaux et départementaux mais aussi, et surtout, par le Stade Rochelais et Armand Mardon, responsable sportif de son centre de formation. Après une réunion constructive et la mobilisation des forces vives du quartier rochelais, des ateliers, pendant les vacances puis les samedis, ont permis l’accueil d’une quinzaine d’enfants.

 

« La finale, pas une finalité »

Une étape qui a permis au comité régional de permettre à l’OCV de participer aux championnats de France.

 

« Villeneuve a bien travaillé, sourit Patrick Joigny, président du comité départemental. J’espère que l’école de rugby va se développer. »

 

Armand Mardon et Bernard Rebeyrol sont sur la même ligne.

 

« Les Villeneuvois ont su entretenir et faire vivre le groupe de jeunes. Je suis super content pour eux, on espère qu’ils vont gagner la finale et que ça va durer. »

« Cela montre que le travail a porté ses fruits, abonde le président du comité régional. Le club a répondu à ses obligations, on peut en être très satisfait. Mais il ne faut pas relâcher les efforts. »

« Le club a le devoir d’animer une école de rugby. Cette finale ne doit pas être une finalité, mais le début de quelque chose. Autant qu’il commence bien »

conclut, tout sourire, Anthony Gateau.